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	<title>Greek-Paris.com &#187; Presse</title>
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	<description>LES JEUNES GRECS PROFESSIONNELS DE PARIS</description>
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		<title>Les exilés de la crise: des migrants d&#8217;un nouveau genre (Les Inrocks)</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 22:14:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The Greek-Paris team</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Diplômés mais au chômage dans leur pays, ils ont choisi la France pour s’en sortir. La situation y reste meilleure, même si le taux de chômage des jeunes demeure élevé (22 %).  Témoignages d'Alexandros, Eleni, Teresa et Graça, qui ont entre 23 et 35 ans. Ils sont respectivement grecs, espagnole et portugaise. Comme certains de leurs parents ou grands-parents, ces jeunes travailleurs européens ont pris la route à la recherche d’une vie meilleure. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Diplômés mais au chômage dans leur pays, ils ont choisi la France pour s’en sortir. Témoignages.</p>
<p>Ils s’appellent Alexandros, Eleni, Teresa et Graça, ont entre 23 et 35 ans. Ils sont respectivement grecs, espagnole et portugaise, mais auraient pu être irlandais, slovaques, polonais ou italiens. Comme certains de leurs parents ou grands-parents, ces jeunes travailleurs européens ont pris la route à la recherche d’une vie meilleure. Les grandsparents d’Alexandros ont fui la guerre civile pour s’installer au Canada avant de rentrer au pays dans les années 90. “Leur meilleure chance était de partir, comme moi !” Alexandros fuit, lui, une Grèce broyée par le système économique mondial.</p>
<p>Depuis 2007, la crise financière frappe plus sévèrement les pays du sud de l’Europe. Selon Eurostat, le taux de chômage des Grecs de moins de 25 ans est passé de 23 % en 2007 à 46,6 % en septembre 2011. En novembre 2011, 49,6 % des jeunes Espagnols étaient au chômage, contre 22,9 % de la population active. Et, contrairement à ce que l’on observe en France, les plus diplômés sont aussi les plus visés.</p>
<p>Alors combien sont-ils à sauter le pas ? Difficile de chiffrer ces flux migratoires intra-européens. Le service statistique national hellénique avoue ne pas avoir collecté de données sur le sujet. Mais les indicateurs sont là : au consulat grec, on a remarqué l’explosion de CV européens préparés par des Grecs en recherche d’emploi : plus de 100 000 en 2011, contre 46 000 l’année précédente. </p>
<p><font color="#00AEEF"><strong>Eleni 33 ans, Grecque diplôme d’économie, garde des enfants</strong></font></p>
<p>“A Athènes, je travaillais dans un hôpital en tant que manager. Mais, sans emploi depuis un an, j’allais perdre mes allocations chômage. J’ai décidé de venir à Paris parce que j’y ai des amis et qu’il me semblait plus important d’être entourée que de parler la langue. En plus, j’aime beaucoup cette ville.</p>
<p><img src="http://www.greek-paris.com/wp-content/uploads/2012/02/photo-eleni-roussi.png" alt="" title="photo-eleni-roussi" width="180" height="241" align="left" style="padding-right:10px; padding-bottom:10px;" /></p>
<p>Je suis arrivée le 12 octobre 2011, très excitée, pour un job de nounou à plein temps. J’avais eu des échanges avec “ tout est une question d’énergie : si tu dégages quelque chose de positif, on ne te repousse pas” les parents sur Skype et par mail, j’avais vu les enfants, le contact était bien passé. Nous devions nous rencontrer le jour de mon arrivée et je devais commencer le lendemain. En descendant de l’avion, je les ai appelés pour confirmer le rendez-vous et là ils m’ont dit qu’ils ne voulaient plus travailler avec moi, qu’ils avaient essayé de me joindre le matin même mais que je n’avais pas répondu. Je leur ai demandé s’ils réalisaient que j’avais quitté mon pays pour ce travail mais ils s’en fichaient. Ils ne m’ont donné aucune raison mais c’était évident qu’ils avaient trouvé quelqu’un d’autre.</p>
<p>L’ami qui devait m’héberger jusqu’en décembre s’est mis à paniquer à l’idée que je n’aie pas de travail et sa copine s’est d’un coup aperçu qu’elle était jalouse. Plus de job, plus d’appart : la crise ! J’ai quand même décidé de rester et je me suis débrouillée en adoptant le couch surfing (squat de canapé – ndlr). Je ne connaissais même pas ce mot. J’ai atterri chez Vincent, qui a été parfait. Je suis restée cinq jours chez lui. Au terme de beaucoup d’efforts, j’ai trouvé un travail mieux payé que le premier dans une autre famille avec qui j’ai de très bonnes relations. Puis un appartement dans le XVIIIe, le premier que j’ai visité. Je n’avais quasiment pas de dossier. Le propriétaire aimait bien les Grecs et a eu envie de m’aider, je pense. Il m’est arrivé d’entendre des commentaires racistes du genre : “Ce qui vous arrive est de votre faute”, mais je ne veux pas m’arrêter à ça.</p>
<p>Ça ne m’ennuie pas de garder des enfants. Je suis aussi venue pour apprendre la langue afin de pouvoir retravailler en tant qu’économiste. Je suis patiente et très heureuse, j’ai des amis : c’est une nouvelle aventure. Les Français que je rencontre dans la rue sont sympas. Question d’énergie : si tu dégages quelque chose de positif, on ne te repousse pas.</p>
<p><em>(Témoignage recueilli par Géraldine Sarratia) </em></p>
<p>&#8230; Lire la suite sur : <strong><a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/77495/date/2012-02-05/article/les-exiles-de-la-crise-des-migrants-dun-nouveau-genre/">www.lesinrocks.com</a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Drame de la crise: l&#8217;histoire déchirante de nombreux enfants Grecs (H Kathimerini / Courrier International )</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 07:01:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The Greek-Paris team</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec la crise, de plus en plus de Grecs ne parviennent plus à nourrir leurs enfants et décident de les abandonner pour qu’ils puissent manger à leur faim. La plupart de ces familles sont des familles monoparentales, des mères seules, qui ont perdu leur travail dans le sillage de la crise de l’euro. Sombrant dans une pauvreté extrême, elles espèrent qu’en abandonnant leurs petits, ils pourront manger à leur faim. Lire l'article de Kathimerini repris dans Courrier International.. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec la crise, de plus en plus de Grecs ne parviennent plus à nourrir leurs enfants et décident de les abandonner pour qu’ils puissent manger à leur faim. Un reportage de Courrier International.</p>
<p>La crise frappe l’Europe de plein fouet. La Grèce est particulièrement touchée. De plus en plus de familles prennent la décision, toujours douloureuse, d’abandonner leur(s) enfant(s). La plupart d’entre elles sont des familles monoparentales, des mères seules, qui ont perdu leur travail dans le sillage de la crise de l’euro. Sombrant dans une pauvreté extrême, elles espèrent qu’en abandonnant leurs petits, ils pourront manger à leur faim.</p>
<p><strong>Des familles monoparentales</strong></p>
<p><img src="http://www.greek-paris.com/wp-content/uploads/2012/02/article-enfants-grece-e1328597660465.jpg" alt="" title="article-enfants-grece" width="220" align="left" style="padding-right:10px;" /></p>
<p>&laquo;&nbsp;Il y a encore deux ans, 95 % des admissions dans nos centres d&#8217;accueil concernaient des cas de mineurs maltraités&nbsp;&raquo;, explique Marine, qui travaille depuis dix-neuf ans dans un centre d&#8217;accueil pour enfants en détresse à nos confrères du site internet Courrier International. &laquo;&nbsp;Alors qu&#8217;aujourd&#8217;hui, la moitié des demandes vient de parents très pauvres. Huit fois sur dix, ce sont des familles monoparentales qui n&#8217;ont pas de parents autour d&#8217;eux&nbsp;&raquo;, a-t-elle continué.</p>
<p><strong>Les parents les conduisent au centre ou les abandonnent sans rien dire</strong></p>
<p>Certains parents n’ont pas le courage de dire à leurs enfants qu’ils vont s’en défaire et laissent simplement un petit mot dans leur cartable&#8230;. </p>
<p>Lire la suite dans l&#8217;article original sur : <strong><a href="http://www.rtl.be/info/monde/europe/854028/drame-de-la-crise-l-histoire-dechirante-de-nombreux-enfants-grecs">http://www.rtl.be/</a></strong></p>
<p><ul id='postTabs_ul_4196' class='postTabs'>
<li id='postTabs_li_0_4196' class='postTabs_curr'><a href='javascript:postTabs_show(0,4196)'>Article dans Courrier International</a></li>
<li id='postTabs_li_1_4196' ><a href='javascript:postTabs_show(1,4196)'>Article en Grec de Kathimerini</a></li>
</ul>

<div class='postTabs_divs postTabs_curr_div' id='postTabs_0_4196'>
</p>
<p>Un soir, Anna était encore à l&#8217;école. Et sa maman ne venait toujours pas venir la chercher. Les instituteurs ne savaient pas quoi faire. Puis la petite a sorti de sa poche un papier. C&#8217;était une note qu&#8217;elle ne pouvait déchiffrer à son âge. &laquo;&nbsp;Anna, je ne viendrai pas te chercher ce soir. Je n&#8217;ai pas d&#8217;argent, je ne peux plus m&#8217;occuper de toi. Pardon. Ta maman&nbsp;&raquo;. La personne qui raconte cette histoire m&#8217;en parle comme d&#8217;un cas quotidien. &laquo;&nbsp;Dans cette situation, que pensez-vous que l&#8217;école puisse faire ? Ils ont appelé le juge pour enfants et ce dernier nous l&#8217;a envoyé&nbsp;&raquo;, témoigne Stratos, responsable d&#8217;un centre d&#8217;accueil pour enfants en détresse.</p>
<p>Tout cela n&#8217;a rien d&#8217;un livre de Dickens. Cela se passe aujourd&#8217;hui, dans une banlieue d&#8217;Athènes. La maman d&#8217;Anna n&#8217;est pas folle. C&#8217;est une jeune femme qui a perdu son travail et a paniqué. Il y en aurait des centaines comme elle aujourd&#8217;hui en Grèce. Des parents, tombés dans une impasse économique et qui ne peuvent plus s&#8217;occuper de leurs enfants.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il y a encore deux ans, 95 % des admissions dans nos centres d&#8217;accueil concernaient des cas de mineurs maltraités&nbsp;&raquo;, explique Marine, qui travaille depuis dix-neuf ans dans un de ces centres. &laquo;&nbsp;Alors qu&#8217;aujourd&#8217;hui, la moitié des demandes vient de parents très pauvres. Huit fois sur dix, ce sont des familles monoparentales qui n&#8217;ont pas de parents autour d&#8217;eux&nbsp;&raquo;, poursuit-elle. &laquo;&nbsp;Le plus souvent, les enfants viennent avec leur mère. Elle leur montre la chambre, le lit et me présente. Puis elle s&#8217;en va en disant &#8216;je t&#8217;aime&#8217; et l&#8217;enfant reste collé à la porte en voyant sa mère s&#8217;éloigner&nbsp;&raquo;, raconte encore Marina, qui succombe à l&#8217;émotion en racontant ces scènes de séparation. &laquo;&nbsp;Ces enfants ne crient pas, ne pleurent pas. Ils restent plantés devant la porte jusqu&#8217;à ce que l&#8217;ombre de leur maman disparaisse. Quand il y a des frères et sœurs, on ne peut pas les séparer immédiatement. Surtout le premier soir. On les met dans des lits séparés puis ont les retrouve dans le même quelques instants plus tard, enlacés, pour être certains de ne pas se perdre&#8230;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En principe, ces foyers ne sont pas destinés à ce genre de situations. Pour les familles pauvres, il y a les services sociaux. Mais la pauvreté n&#8217;arrive jamais seule. &laquo;&nbsp;L&#8217;autre jour, on a eu le cas de cette petite fille&nbsp;&raquo;, raconte une assistante sociale. &laquo;&nbsp;Elle avait trois ans et elle ne connaissait pas plus de quinze mots. Les médecins l&#8217;ont auscultée, elle se portait bien. Son père travaille du matin au soir sur des chantiers, sa maman est handicapée et ils ne pouvaient plus s&#8217;occuper de leur enfant. Quand personne ne te parle, comment peut-on apprendre la langue ?&nbsp;&raquo;. La pauvreté conduit à la destruction du foyer et parfois aux mauvais traitements, témoignent encore les responsables des services sociaux. Ainsi, beaucoup de parents, avant d&#8217;arriver à l&#8217;extrême déchéance, préfèrent leur confier leurs enfants.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un jour, j&#8217;ai trouvé une femme à l&#8217;entrée du foyer, tenant sa fille par la main&nbsp;&raquo;, reprend Marina. &laquo;&nbsp;Elle lui disait : &#8216;Ne crois pas que maman ne t&#8217;aime pas. Elle t&#8217;adore, mais elle n&#8217;a pas de quoi te nourrir. Ici, les gens sont gentils, tu verras&#8217;. Que voulait faire cette mère ? Laisser son enfant chez nous et repartir ? Quelque soit le nombre d&#8217;années passées dans ce métier, il y a des choses qu&#8217;on n&#8217;accepte pas. Comme l&#8217;image de cette femme qui tient son enfant par la main et lui explique qu&#8217;elle va l&#8217;abandonner&nbsp;&raquo;, conclut Marina.</p>
<p>Source et article original sur : <strong><a href="http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/12/les-orphelins-de-la-crise">www.courrierinternational.com</a></strong></p>
<p></div>

<div class='postTabs_divs' id='postTabs_1_4196'>
</p>
<p>«Δεν θα γυρίσω να πάρω την Αννα. Συγγνώμη»</p>
<p>Γονείς σε απόλυτη φτώχεια ζητούν να αφήσουν το παιδί τους στα χωριά SOS</p>
<p><strong>Της Μαριλης Μαργωμενου</strong></p>
<p>Η Αννα ήταν ακόμα στον παιδικό σταθμό. Είχε πάει απόγευμα και η μαμά της δεν είχε εμφανιστεί. Οι νηπιαγωγοί δεν ήξεραν τι να κάνουν. Ωσπου το κοριτσάκι έβγαλε κάτι απ&#8217; την τσέπη του. Ηταν ένα σημείωμα: «Δεν θα γυρίσω να πάρω την Αννα. Δεν έχω λεφτά, δεν μπορώ να τη μεγαλώσω. Συγγνώμη. Η μαμά της».</p>
<p>Ο άνθρωπος που μου λέει την ιστορία την διηγείται σαν κάτι συνηθισμένο. Ο Στ. Σιφνιός είναι υπεύθυνος της κοινωνικής υπηρεσίας στα Παιδικά Χωριά SOS. «Οι νηπιαγωγοί κάλεσαν την Εισαγγελία», λέει. «Και ο εισαγγελέας έστειλε το παιδί σ&#8217; εμάς».</p>
<p>Ολα αυτά δεν έγιναν σε κάποιο βιβλίο του Ντίκενς. Εγιναν σε μια συνοικία της Αθήνας. Η μαμά της Αννας δεν είναι τρελή. Είναι μια κοπέλα που έχασε τη δουλειά της και πανικοβλήθηκε. Σαν την ιστορία της, υπάρχουν τουλάχιστον πεντακόσιες ακόμη ιστορίες. Σήμερα στην Ελλάδα πεντακόσιοι γονείς είναι σε τέτοια οικονομική κατάσταση, που ζήτησαν στα Παιδικά Χωριά SOS να αφήσουν εκεί το παιδί τους.</p>
<p>«Μέχρι πριν από δύο χρόνια, το 95% των αιτημάτων είχε να κάνει με κακοποίηση. Αποφάσιζε ο εισαγγελέας πως κινδυνεύει το παιδί», λέει στην «Κ» η κοινωνική λειτουργός των Χωριών SOS, Π. Βασταρούχα. «Τώρα τα μισά αιτήματα είναι από γονείς σε απόλυτη φτώχεια. Οκτώ στις δέκα φορές είναι Ελληνες, τις πιο πολλές φορές μονογονεϊκές οικογένειες, συνήθως χωρίς άλλους συγγενείς».</p>
<p>Η κυρία Μαρίνα εδώ και 19 χρόνια είναι μητέρα στα Χωριά SOS. Εκείνη ζει την ιστορία από την άλλη πλευρά. «Το καινούργιο παιδάκι το φέρνει στο σπίτι μας η μαμά του», λέει. «Του δείχνει το κρεβάτι του, του δείχνει το δωμάτιό του, του δείχνει εμένα. Και μετά, «σ&#8217; αγαπάω» λέει, και φεύγει. Και το παιδάκι μένει στην πόρτα». Το ακούω στη φωνή της.<br />
<strong><br />
Στέκονται και κοιτάζουν</strong></p>
<p>Η κυρία Μαρίνα κάνει προσπάθεια για να συνεχίσει. «Κανένα τους δεν φωνάζει», λέει. «Στέκονται στην πόρτα και κοιτάζουν μέχρι να χαθεί η μαμά τους. Αν είναι αδελφάκια, δύο ή πιο πολλά, εκείνο το βράδυ δεν μπορείς να τα χωρίσεις. Τα βάζεις το καθένα στο κρεβάτι του και δέκα λεπτά μετά γίνονται ένα κουβάρι, μαζεύονται όλα μαζί ξανά, να αγγίζουν το ένα το άλλο».</p>
<p>Κανονικά, τα Χωριά SOS δεν δέχονται παιδιά που η οικογένειά τους είναι απλώς φτωχή. Γι&#8217; αυτές τις οικογένειες υπάρχει πρόγραμμα στήριξης στο σπίτι. Αλλά η απόλυτη φτώχεια δεν πάει σχεδόν ποτέ μόνη της. «Ηρθε ένα κοριτσάκι εδώ και νόμιζα πως έχει πρόβλημα. Τριών χρόνων, δεν ήξερε ούτε 15 λέξεις», λέει η κοινωνική λειτουργός. «Το είδαν οι γιατροί και είπαν πως η υγεία του είναι μια χαρά. Ο μπαμπάς του στις λαϊκές, η μαμά του τυφλή, το είχαν εγκαταλείψει το παιδί. Οταν δεν σου μιλάει κανείς, πώς να μάθεις λέξεις;». Η φτώχεια οδηγεί στην παραμέληση, ακόμα και στην κακοποίηση. Κάποιοι άνθρωποι, πριν φτάσει το παιδί τους εκεί, διαλέγουν την άλλη λύση. Οσο ακραία κι αν φαίνεται σ&#8217; εμάς.</p>
<p>«Εβγαινα απ&#8217; το Χωριό να πάρω γάλα για τα δικά μου τα παιδιά», λέει η κυρία Μαρίνα. «Στην κεντρική πύλη ήταν μια γυναίκα μ&#8217; ένα κοριτσάκι. Δεν ήξερε ότι εγώ είμαι μητέρα SOS, δεν με είδε καν. Κρατούσε το παιδί της όρθια και του μιλούσε. «Μη νομίζεις πως η μαμά δεν σ&#8217; αγαπάει. Σε λατρεύει η μαμά, αλλά δεν έχει να σου δώσει φαγητό. Αυτοί οι καλοί άνθρωποι εδώ&#8230;». Νόμιζε πως θα μπει μέσα, θα βρει κάποιον να αφήσει το παιδάκι και θα φύγει». Η κυρία Μαρίνα κρατάει με το χέρι της το μέτωπό της. Οσα χρόνια κι αν είσαι εδώ, μερικά πράγματα δεν τα συνηθίζεις ποτέ. «Το κρατούσε απ&#8217; το χέρι», λέει. «Κι αυτό δεν μιλούσε. Μόνο είχε σηκώσει το κεφαλάκι του και την κοίταζε. Δεν ξέρω τι έγινε μετά. Εφυγα. Είχα να πάρω γάλα στα δικά μου τα παιδιά».</p>
<p>Source :   <strong><a href="http://news.kathimerini.gr/4dcgi/_w_articles_ell_2_18/12/2011_466572">http://news.kathimerini.gr </a></strong> </p>
<p></div>

</p>
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